Le procès des hockeyeurs en pause : le jury renvoyé pour la journée
La juge a donné congé aux 14 jurés au procès des cinq anciens membres d’Équipe Canada junior accusés d’agression sexuelle, à London, en Ontario. La juge Maria Carroccia, qui préside ce procès, a pris cette décision après la pause du dîner, vers 14 h 15. Nous ne pouvons pas rapporter les raisons qui l’ont poussée à prendre cette décision parce qu’elles sont liées à des discussions qui ont eu lieu en l’absence du jury et qui avaient commencé peu avant midi. Cette pause survient en plein milieu du témoignage d'un ancien coéquipier des accusés, Tyler Steenbergen. Ce dernier n’est plus joueur de hockey aujourd’hui, mais il était membre de l’équipe nationale de hockey junior en 2018 et était donc à London en juin de cette année-là pour les célébrations de la victoire de cette équipe au Championnat du monde, quelques mois plus tôt. Avant la pause, M. Steenbergen, un témoin appelé par la Couronne, a été questionné par la procureure Heather Donkers au sujet d'une longue série de textos que les hockeyeurs se sont échangés une semaine après le viol collectif présumé et après avoir eu vent que Hockey Canada comptait mener une enquête. La série de messages présentée en cour a d’ailleurs été extraite du téléphone de M. Steenbergen. C’est Dillon Dubé qui, le 26 juin 2018, a demandé la création d’un groupe comprenant tous les joueurs qui se trouvaient dans la chambre de Michael McLeod la nuit du 18 au 19 juin 2018. La conversation comprenait 11 joueurs au total : les cinq accusés ainsi que leurs coéquipiers Maxime Comtois, Jake Bean, Drake Batherson, Brett Howden, Sam Steel et Tyler Steenbergen. Dans le premier message qu’on trouve dans cet échange, M. Dubé souligne aux autres membres du groupe que Hockey Canada Plus tard dans l’échange, Jake Bean intervient à nouveau. Il suggère même de montrer cette vidéo à La vérité, c'est que nous n'avons rien fait de stupide. [...] Nous avions son consentement. Nous ne l'avons pas forcée à faire quoi que ce soit. En cour, M. Steenbergen indique que plus tard, le 26 juin, Hockey Canada a envoyé un courriel aux joueurs pour les aviser de l’ouverture d’une enquête. Au début de son témoignage, en fin de journée mercredi, M. Steenbergen a indiqué qu’il s’était rendu au bar où la présumée victime a rencontré les hockeyeurs la nuit du 18 au 19 juin 2018 et qu’après son retour à l’hôtel, il était allé dans la chambre de Michael McLeod, où il a trouvé des coéquipiers ainsi qu’une femme nue qui Il a indiqué que Carter Hart et Michael McLeod avaient obtenu des fellations de cette femme. Le procès de Dillon Dubé, Alex Formenton, Carter Hart, Cal Foote et Michael McLeod, accusés d'agression sexuelle, se déroule au palais de justice de London, en Ontario. (Photo d'archives) Photo : La Presse canadienne / Geoff Robbins Michael McLeod, Carter Hart, Cal Foote, Dillon Dubé et Alex Formenton font chacun face à un chef d’accusation d’agression sexuelle en rapport avec le viol collectif présumé de la plaignante. Michael McLeod fait aussi face à un chef d'accusation de participation à ce délit. Ils ont tous plaidé non coupables au début du procès. Dans son témoignage, la plaignante, E. M., dont l'identité est protégée par une ordonnance de non-publication, a nié avoir sollicité des relations sexuelles avec les hockeyeurs. Pendant sept jours, elle a été contre-interrogée par les cinq avocats de la défense, qui ont remis en question sa crédibilité et sa version des faits. Deux autres membres de l’équipe de hockey ont livré leur témoignage au début du procès, à savoir Taylor Raddysh et Boris Katchouk. Les parties seront de retour en cour vendredi.Des messages entre les joueurs révélés au procès
enquête pour savoir ce qui s’est passé pour que ça ne se reproduise pas
.Il n'y a pas d’accusations criminelles, c'est le code de conduite de Hockey Canada
, écrit-il.Pourrions-nous avoir des ennuis?
répond Jake Bean.Je ne crois pas
, enchaîne Dillon Dubé.Nous devons tous dire la même chose si nous sommes interrogés. Nous ne pouvons pas avoir des histoires différentes ou inventer quoi que ce soit
, poursuit Michael McLeod.[On] n’a rien fait de mal
Non, les gars. Nous n'avons pas besoin d'inventer quoi que ce soit. [On] n'a rien fait de mal
, écrit-il.Nous sommes allés dans cette pièce pour manger. La fille est venue, elle voulait coucher avec nous tous. Personne ne l'a fait. Elle a fait des fellations à quelques gars, puis nous sommes sortis de la pièce quand les choses sont devenues trop folles
, ajoute-t-il.Et Mikey [le surnom de Michael McLeod, NDLR] a littéralement une vidéo dans laquelle elle lui donne son consentement.
Tout ce que nous avons à dire, c'est que quelqu'un a ramené la fille dans la pièce. Nous étions tous là à commander de la nourriture et cette fille a commencé à supplier tout le monde d'avoir des relations sexuelles avec elle
, écrit Brett Howden, qui souligne à nouveau que Mikey a une vidéo où [la fille] dit qu’elle est consentante
.Bully
. Questionné à ce sujet, M. Steenbergen indique qu’il s’agit de Shawn Bullock, un dirigeant de Hockey Canada à l’époque.Ne [donnons] pas l'impression que [la fille] est trop folle, car si elle a vent de cela, elle pourrait se mettre encore plus en colère et nous n'avons pas besoin de ça
, écrit Dillon Dubé.C’est privé et la police n’est pas impliquée, donc tout va bien
, peut-on lire dans un message envoyé ce jour-là par Cal Foote.demandait aux gars d’avoir des relations sexuelles avec elle
.
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